Après le 1.0, il y a le 2.0, et après le 3.0, c’est ça ?

Le Web 1.0 représente les sites de première génération. Les contenus (texte, image, vidéo, son) sont produits et hébergés par une entreprise, propriétaire du site. Ces sites sont les systèmes d'information du début de l’histoire de l’Internet. Ils sont statiques, le contenu des pages est rarement mis à jour. Avec l’apparition de nouveaux langages de scripts (comme le PHP) couplés avec une base données, certains sites deviennent alors dynamiques. C'est-à-dire que le contenu est géré par un système de gestion de contenu ou CMS (Content Management System). Ils permettent alors à plusieurs individus de travailler et de modifier les informations sur un même document. Ces technologies autorisent aussi la séparation de gestion de la forme et du contenu. Le Web 2.0, ou « web participatif » ou « web collaboratif », associe divers systèmes sociaux complexes tels les blogs, wikis ou réseaux sociaux.
Il fait référence à une certaine vision de l'Internet comme espace à part entière de socialisation. L'interaction entre pairs et la mise en relation avec autrui motivent l'action en tant que telle et assurent une production continuelle de contenus. Le public est dans ce contexte considéré comme producteur, agrégateur, partageur ou lieur. Ce constat met en avant le rapprochement inévitable de la sphère de l'information et de la sociabilité. Le web 3.0 est la troisième phase de développement du web, c’est un concept relativement nouveau. Il est communément appelé web sémantique parce qu’il permet de comprendre et interpréter les contenus de l’internet pour un accès facile et une exploitation plus performante. Le Web 3.0 permettrait non seulement aux humains d’interagir entre eux, mais offrirait également une meilleure organisation de l’accès aux énormes gisements d’informations numérisées disponibles, en modélisant le cheminement du cerveau humain et en donnant aux bases de données la possibilité d’échanges à travers des applications interopérables(Mesguich, 2007). Il offre aux machines la possibilité de comprendre facilement la signification des données grâce au réseau de liens entre elles. Ces contenus sont intelligemment accessibles. Sa maîtrise donne un avantage compétitif à une entreprise qui l’utilise par rapport à ses concurrents. En effet, le Web 3.0 qui fait de la sémantique des données, c'est à dire du sens attribué aux données, le pivot du Web, apparaît de plus en plus comme l’élément de fond du Web, utilisé et mis en valeur dans des sphères de plus en plus actives et visibles. Proposer une solution pour relier un ensemble d'informations non structurées à des nuages de données ouvertes et liées « linked open data » est devenu en très peu de temps un des grands chantiers du Web. L’enjeu, pour le Web sémantique, n’est pas de construire des plateformes de consultation de données, mais bien de rendre accessibles de l’information de référence dans des formats permettant leur consultation et leur diffusion dans les autres dimensions du Web comme le Web 2.0, tout en favorisant leur croisement et leur transformation. Les technologies du Web sémantique permettent dans ces conditions d’établir des liens entre des corpus autrefois isolés les uns des autres, voire d’autoriser de la sorte des découvertes de l'ordre de l'inattendu. Au fur et à mesure que les techniques du Web se sont développées, le tropisme vers les données elles-mêmes n'a eu de cesse de s'accentuer ; si bien que l'économie numérique qui se construit s'est structurée autour de l'échange de données, de masse de données ou « big data ». Cet échange de données est bénéfique aussi bien pour la personne qui met à disposition que pour le réutilisateur. Le nouveau service, consommateur de données, gagne en utilité pour ses utilisateurs et le système producteur voit sa position compétitive renforcée par la dépendance accrue du marché à ses services.

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